Il y a encore quelques années, lorsque je regardais Gabriela Sabatini gagner les tournois du grand schlem, il y a avait quelques noms que j'associais automatiquement à l'Argentine. Je pense à Buenos Aires, au tango, à Carlos Gardel ou encore à Juan Manuel Fangio, le « Maestro » de la F1 des années 50.

Mais à part ces quelques noms, je reconnais que le nom de la capitale, Buenos Aires, me faisait rêver. On a tous, quelque part au fond de notre coeur, un rêve de voyage ou un nom de ville qui nous envoûte et c'était le cas en ce qui me concerne.


Le 27 avril 1997, une fois débarqué de l'aéroport d'Ezeiza, j'ai pour la première fois foulé les rues de cette capitale. Le soleil venait de se lever et je déambulais dans les rues du centre le dos courbé par le poids d'un gros sac et les bras tétanisés au bout desquels je traînais deux énormes valises. J'étais à Buenos Aires, fatigué, perdu, à la recherche d'un bus qui devait me mener dans le quartier du port (départ du Buquebus pour les connaisseurs) mais je me sentais heureux car un rêve venait de commencer.

Depuis ce jour, j'ai eu la chance de repasser à Buenos Aires de nombreuses fois et j'y retrouve à chaque fois cette atmosphère magistrale, ces chauffeurs de taxis qui prennent l'avenue 09 de julio pour un circuit, les pavés de Recoleta, cet accent tellement envoûtant qui transforme le castellano en une douce poésie et ces tonnes de viande qui grillent sous l'œil des parilleros porteños. Et j'y retrouve ces quelques amis qui me transmettent quelque chose de fort mais très difficile à expliquer.

J'ai un sentiment très particulier lorsque j'arrive en Argentine. Je n'y ai jamais vécu mais je m'y sens comme à la maison. L'ouverture d'esprit et la facilité de palabre des argentins y est sûrement pour quelque chose. Vous l'aurez compris, l'Argentine fait partie de ces pays qui occupent une place importante dans mon cœur…

Pour ce périple en photos, je vous propose deux grandes étapes.

La première vous mènera vers les contrées reculées de Patagonie où les vents balayent d'immenses étendues désertiques. Après une promenade dans les rues d'Ushuaia, nous ferons une escale dans le Parc National des Glaciers pour y admirer, entre autres, le glacier Perito Moreno qui offre un spectacle renversant.

Pour la fin de ce voyage, nous changerons de monde pour plonger dans le ballet des eaux des fameuses chutes d'Iguaçu.

L'Argentine m'a plusieurs fois bouleversé. J'y ai pleuré trois fois d'émotion. La première fois alors que je découvrais le monde du tango dans un bar vieillot du quartier de San Telmo.

La deuxième fois en survolant les chutes d'Iguaçu et la dernière fois lorsque je suis resté paralysé devant le spectacle de rage et de force qu'offre le glacier Perito Moreno.

L'Argentine, pays de bons vivants et où la nature y est belle, vierge et splendide, vous ouvre ses portes.