Ahhhhh, la Bolivie… il y aurait tellement de choses à dire sur ce pays lointain enfoui en plein cœur de l´Amazonie et de la Cordillère des Andes.
Comme vous pourrez le constater en navigant sur mon site, la Bolivie occupe une place aussi importante que celle qu´elle occupe dans mon cœur.

Je me souviens de ce jour de juillet 1997 lorsque je suis arrivé pour la première fois à La Paz. J´ai été subjugué par le site de cette capitale dont la topographie est déconcertante et époustouflante. J´ai été terrassé par l´altitude car les 4.000 mètres ont immédiatement aplati mes neurones. Je suis resté bouche bée lors de mes premiers pas dans ces rues escarpées qui grouillent de vendeurs ambulants, cireurs de chaussures, bus, mini-bus.
Bref, une incroyable impression… Une impression certaine de dépaysement, une envie de découvrir, un désir de comprendre, un besoin de trouver mon souffle dans ce pays qui m´a séduit et qui continue de me séduire.

Ce jour là de juillet 1997, j´arrivais à Nuestra Señora de La Paz pour y rester 3 mois. Au final, j´y ai résidé 6 ans pour des raisons professionnelles mais avant tout parce que la magie bolivienne fut présente chaque jour.
Lorsque l´on pense à la Bolivie, on s´imagine la Cordillère des Andes, des lamas qui crachent et des indiennes qui portent des chapeaux rigolos. Ce n´est pas faux mais je vous avouerai que je n´ai pas vu pléthore de lamas qui crachaient.

Je n´ai pas envie de rentrer dans la géographie de la Bolivie car cela ne collerait pas avec l´esprit de mon site mais il ne faut pas oublier qu´en Bolivie il y a aussi une énorme forêt tropicale qui s´appelle l´Amazonie si mes souvenirs sont exacts et qui couvre plus de la moitié du territoire.

Un peu plus de 8 millions d´habitants sur un territoire deux fois comme la France.
Des sommets qui culminent à plus de 6.000 mètres.
La capitale la plus haute du monde.
Le lac Titicaca, lac navigable le plus haut du monde.
Des vestiges précolombiens sur le site archéologique de Tiwanaku.
Des lamas, des vigognes, des singes, des dauphins roses, des toucans, des perroquets, des caïmans et le fameux condor, celui qui passe.
Les missions jésuites de la région de Santa Cruz qui sont des témoignages de l´architecture baroque.
Le monde de la mine dont les conditions de travail n´ont que très peu évoluées et dont le meilleur exemple reste le Cerro Rico de la ville de Potosi dont l´argent (le métal) repartait vers l´Europe.
La feuille de coca qui donne de l´énergie et de la résistance sur les hauts plateaux (l´altiplano) où l´on cultive, entre autres, de nombreuses variétés de patates. Cette fameuse feuille de coca qui n´est soit disant pas de la drogue.

On pourrait continuer pendant des pages et des pages. Comme je le disais en introduction, il y a tellement à dire et à partager.

Cela me gêne profondément de dire que la Bolivie est un pays pauvre. Au regard des indicateurs économiques, il est clair qu´il y a du pain sur la planche mais je préfère écrire qu´il s´agit d´un pays riche. Riche en couleurs, en surprises, en contrastes, en paysages, en rencontres, en odeurs (j´ai tout de même un peu de mal avec les fritures de pieds de cochons dans la rue Uyustus à La Paz).

Comme vous l´aurez deviné, je suis tombé amoureux de la Bolivie même si certains aspects viennent noircir ou plutôt griser le tableau :
De nombreux remous politiques et sociaux d´où une sensation de vivre dans un pays qui est une bombe à retardement.
Une impression d´inertie globale. Les choses ne bougent que très peu.
Une société pas forcément facile à comprendre qui oppose un grand pourcentage de la population qui survit avec trois sous à une minorité qui va acheter ses fringues dans les centres commerciaux de Miami.
Et puis on est quand même loin de tout mais c´est peut-être ce qui fait le charme de ce pays.

Mais bon, ces impressions n´engagent que moi. Regardons plutôt quelques photos. J´espère que ce chemin de la terre vous fera rêver. Pour ma part, je n´ai pas encore terminé ce délicieux rêve bolivien.